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BIOGRAPHIE – SYLVAIN BEUF

 

Beuf-Sylvain-©Henri-SELMER-Paris-(10)-copie-2Saxophoniste alto, ténor, soprano, compositeur et arrangeur né le 06 avril 1964.

Issu d’une famille de mélomanes, ses deux frères, clarinettiste et pianiste, lui font découvrir la sonorité du saxophone à l’âge de 10 ans grâce aux disques  de Paul Desmond et Sydney Bechet.

Coup de foudre qui le pousse à débuter ses études musicales au Conservatoire d’Orsay  avec le saxophoniste classique André Beun.

À 12 ans,  il organise des petites sessions avec des copains de son âge où il pratique des improvisations dans le style de la musique Nouvelle Orléans.

Son frère Vincent, qui est passé du piano à la basse électrique, l’invite à participer à des répétitions. Il va apprendre la batterie en autodidacte, instrument qu’il aimera toute sa vie,  et découvrir l’univers du rock et de la pop.

Son autre professeur, Daniel Petitjean, va l’initier à la tradition du saxophone classique mais aussi du jazz, en lui faisant écouter Charlie Parker et Eric Dolphy mais aussi les compositeurs du XXème siècle, Hindemith,  Stravinsky.

Rêveur et passionné il passe des heures à improviser dans sa chambre en oubliant quelques fois ses études…

À 15 ans il est invité à jouer dans un groupe de musiciens amateurs de la région avec qui il se produit en concert. C’est la rencontre avec l’univers du  jazz  qu’il pratique en parallèle de ses études classiques. Conscient de ses lacunes musicales, il décide de rejoindre l’école de jazz le C.I.M. dirigé par Alain Guérrini.

Il y rencontrera les saxophonistes Jean-Claude Forenbach, Claude Tissandier, Xavier Cobo et Charles Schneider qui l’impressionne par sa sonorité. Il apprendra l’harmonie du jazz,  des transcriptions et commencera à écrire ses premiers thèmes.

Découverte  du saxophoniste baryton Pepper Adams en concert accompagné du trio du pianiste Georges Arvanitas. Choc émotionnel absolu qui l’incite à devenir musicien professionnel.

À 17 ans il joue avec l’organiste Bruno Mathieu, élève de Jean Langlais et Jean Guillou et improvisera avec lui en duo dans différentes églises.

Il obtient en 1983 un prix de saxophone et de musique de chambre.  Année qui marquera l’arrêt de sa période classique pour le jazz et l’improvisation.

Départ pour Paris à l’âge de 20 ans où il fréquente des musiciens de son âge : Vincent Chaintrier, Christophe Wallemme , Christophe Marguet, Ludovic de Preissac, Gilles Réa, Pascal Gomez, Michel Vander Ersh, et le guitariste  Alain Blessing qui lui fait découvrir l’univers de Béla Bartok.

En 1986, il rencontre le trompettiste Francois Chassagnite avec qui il se lie d’amitié. Impressionné par le jeune saxophoniste, il l’engage dans son quintet pour jouer aux cotés d’Alain Jean-Marie, Georges Brown et Ricardo del Fra.

Première entrée dans le monde du jazz français.  Le saxophoniste Hervé Meschinet le présentera à son tour, au pianiste René Urtreger. Eblouit par sa musicalité, celui-ci  l’invite à se produire avec son sextet dans le cadre du 1er Festival de Jazz de la Villette en 1987 où il se produira aux cotés de Stéphane Belmondo, Hervé Meschinet, Christian Escoudé, Eric Dervieu, Niels Orsted Pedersen à la contrebasse. Ce concert marquera pour lui, un tournant  dans sa carrière de jeune musicien. La même année, il obtient le C.A. de jazz.

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Tour à tour il va intégrer de nombreux grands orchestres. Ceux de Gérard Badini, Michel Legrand, et Martial Solal dont les orchestrations complexes le subjuguent. Puis sera sollicité par de multiples musiciens qui aiment son éclectisme et son originalité. Il se produira au cotés de : Ricardo del Fra, Hervé Sellin, Daniel Humair, Brandford Marsalis, Jean-Loup Longnon, Henri Texier, Richard Galliano, Patrice Caratini, Louis et François Moutin, Michel Perez, Maurice Vander, Michel Bénita, Gordon Beck, Billy Hart, Alain Jean-Marie, Eric Lelann, Emmanuel Bex, Enrico Rava, Didier Lockwood, Dominique di Piazza, Manuel Rocheman, Francois Verly, Olivier Louvel, Bojan Z, André Ceccarrelli, Stéphane Huchard, Pierre de Bethmann, Aldo Romano, Thierry Péala, Laurent De Wilde, les frères Belmondo, le groupe suisse Insideout, Pierre Bertrand et Nicolas Folmer, Simon Goubert, Jean-Pierre Como,  Antonio Farao, Ludovic de Preissac, Pierrick Pedron , Alex Tassel, François Theberge, Diego Imbert, Franck Agulhon, Andy Emler, Michel Marre, le groupe Inlandsis, Ineke Vandoorn et Marc Van Hught….

A partir de 1992, il commence une carrière de leader qui le poussera à écrire une musique riche et poétique, inspirée de ses nombreuses rencontres du moment.

Premier quartet avec Bojan Z, Christophe Wallemme et Stéphane Huchard.

Premier enregistrement  avec Impro Primo, qui lui vaudra en 1993 le prix Django Reinhardt ainsi que le Django d’or du 1er album. Rencontre avec le journaliste et producteur Jean Michel Proust.

En 1995, il intègre le quartet régulier d’André Ceccarelli pour qui il composera et enregistrera trois albums. En 1997, il signe un contrat pour cinq albums avec le producteur Franck Hagège sur le label RDC.

Puis 1er album en quintet avec le pianiste Manuel Rocheman. Distinction dans la presse de l’album La danse des Inter notes, FFFF Télérama.

En 1999, rencontre avec le batteur Franck Agulhon et le bassiste Diego Imbert qui le propulse dans la formule du trio , terrain de jeu d’un de ses saxophoniste favoris : Sonny Rollins. Nouveau succès discographique avec l’album Trio qui lui permettra de décrocher en 2000 le Choc de l’année de la revue Jazzman ainsi que les célèbres Victoires de la musique dans la catégorie nouveau talent jazz.

Martine Tridde et Jean Jacques Goron, de la fondation BNP Paribas, décident de le soutenir à travers ses projets.

En 2001, Sylvain Beuf va réaliser dans le cadre d’une résidence artistique à Athis Mons un projet pour huit musiciens Octovoice. Rencontre avec l’organiste Emmanuel Bex et  le chanteur Thierry Peala. Se succéderont les albums Soul notes en 2003,  Octovoice en 2004, Another Building en 2005 et Mondes Parallèles, en 2007, dans lequel un grand nombre de solistes français sont invités : Michel Perez, André Ceccarrelli, Jean-Pierre Como, Denis Leloup,  Damien Argentieri, Fréderic Delestre, la chanteuse Laura Littardi ainsi que ses amis Diego Imbert et Franck Agulhon.

En 2009, la rencontre avec le tromboniste Denis Leloup va permettre la création d’un sextette composé du saxophoniste Pierrick Pedron  et du pianiste Jean-Yves Jung accompagné de son trio. Il décide d’enregistrer pour la première fois un disque Live avec cette formation. Naîtra l’album Joy qualifié par la presse comme l’album de la maturité. FFFF Télérama.

En 2010, création de Septissimo, un septet  avec le guitariste Michel Perez qui se produira le temps d’une Résidence dans le club parisien Les 3 Arts.

En 2011, rencontre avec le guitariste Emmanuel Codjia. L’inventivité de son jeu de guitare et sa virtuosité naturelle, le passionne. Rejoints par le bassiste Philippe Bussonnet, membre du groupe Magma, et le batteur Julien Charlet  il compose l’album Electric Excentric.
Sorti en 2012,  ce disque marque un tournant dans sa carrière de compositeur. Retour sur ses origines musicales multiples. C’est à travers l’écho des musiques rock,  folk, classique et jazz que Sylvain Beuf pose un nouveau regard sur son parcours de compositeur, saxophoniste et leader.

Après trois années de concerts, le deuxième album de ce groupe, Plénitude, est paru à l’automne 2015

Parallèlement à son activité de musicien, Sylvain Beuf a développé une carrière de pédagogue depuis une quinzaine d’années.

Musicien éclectique, compositeur prolixe, soliste inspiré, Sylvain Beuf s’est construit une belle identité musicale et il n’a pas fini de nous surprendre !

 

 

 

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